Roman historique.

Exemplaire publié en 2013,

aux éditions 10/18.

139 pages.

Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C'est après une éprouvante traversée de l'Océan pacifique qu'elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d'un chœur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre et la détention dans les camps d' internement – l'État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l'oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n'avaient jamais existé.

Source: Externe

 

Pas vraiment intéressée par l'Histoire asiatique, ce livre m'a quand même donné envie de découvrir la vie des Japonaises.

 

J'avais vu pas mal d'avis négatifs concernant le style de l'auteur : on retrouvait souvent le problème du choix de narration ainsi qu'un découpage en paragraphes trop compacts.

La narration en « nous » ne m'a pas du tout dérangé, je me suis tout de suite adaptée et j'ai même trouvé ce choix très judicieux. En effet, la première personne du pluriel rassemble et unit les Japonaises entre elles et a même réussi à m'englober dans l'histoire.

Les paragraphes sont assez denses, c'est vrai mais ça ne m'a pas dérangé non plus. Ce sont souvent des longues phrases, des énumérations de faits et gestes qui montrent le quotidien des personnages. Le roman aurait été un pavé, je pense que je me serais lassée mais sur à peine 140 pages, c'est franchement supportable.

 

Pour en revenir aux personnages, J. Otsuka ne met pas en avant une seule femme mais un groupe solidaire, qui part vers un pays inconnu pour essayer de s'en sortir, sans savoir ce qui l'attend réellement au bout du chemin.

On comprend que l'adaptation aux us et coutumes des Américains n'est pas facile, parfois même insurmontable pour certaines. En tout cas, la difficulté de l'intégration est réelle et très bien représentée.

 

L'époque de la Première Guerre Mondiale et de l'Entre-Deux guerres est un passage qui reste assez flou dans mon esprit, surtout au niveau du continent américain... Je n'avais aucune idée de ce que ce roman met en avant, c'est à dire l'accueil des Japonais dans les années 1920 puis de leur incarcération en 1942, suite à Pearl Harbor.

J'ai été assez choquée d'apprendre que les Japonais américains, souvent très bien intégrés et sans aucun problème, ont été purement et simplement expulsés de chez eux et envoyés dans des camps (qui ressemblent étrangement à certains camps bien connus, bâtis par les Nazis... Plus d'infos ici)

 

En bref, le style de l'auteur qui pourrait déranger certains m'a beaucoup plu car il colle parfaitement au message que l'auteur veut faire passer. Le roman est court, se lit vite mais donne au lecteur l'envie d'en savoir plus et de s'informer sur une période assez sombre des USA.

 

 

J'ai lu ce roman à l'occasion du marathon A vos PAL ! du 20 au 26 avril 2015. Il faisait partie de ma PAL de printemps 2015 et me permet de participer au challenge ABC 2015, lettre O.

Source: Externe

au challenge Des gages ta PAL pour la catégorie «une femme sur la couverture»,

et au challenge gourmand, le chocolat : «Je voudrais un chocolat au malt, s'il vous plaît.»

Source: Externe

 

 

Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

  

Site de l'auteur Site des éditions 10/18 

 

 

Source: Externe

Source: Externe

 

 

 

 

Litt