SF Thriller.

Exemplaire publié en 2012,

aux éditions Michel Lafon.

363 pages.

Coup de coeur

Règle un : on ne tue pas les innocents.

Règle deux : on ne tue pas les ennemis de moins de 18 ans.

Depuis des siècles une guerre clandestine, ignorée du commun des mortels, oppose deux anciens clans qui se déchirent au nom du Bien et du Mal. Des deux côtés : des assassins endoctrinés et entraînés dès leur plus tendre enfance à haïr et détruire le camp adverse. Artistes de la dissimulation, ils maquillent leurs meurtres en actes de violences aléatoires : des affaires qui curieusement ne sont jamais résolues. Joseph, vingt ans, est l'un de ces tueurs d'élite. Plongé dans la brutalité depuis sa naissance, il ne connaît qu'une réalité : tuer ou être tué. Mais lors d'une réunion dans le New Jersey, il tombe dans une embuscade tendue par l'ennemi. Échappant de peu à ce piège mortel, Joseph se réfugie à Montréal où il rencontre Maria, une jeune innocente de seize ans. Pour la première fois, son esprit froid et impitoyable chancelle. S'il veut sauver la femme qu'il aime, il doit abandonner la vie qu'il a toujours connue et les gens qui ont combattu à son côté. Osera-t-il transgresser les règles et protéger une autre vie que la sienne ? Une seule vérité demeure : le premier à tuer est le dernier à survivre. Toutes les guerres ont des règles. Si vous les enfreignez, vous devenez la cible.

Source: Externe

 

J'ai une petite collection de romans des éditions Michel Lafon dans ma PAL (merci les ventes privées !)... et il faut vraiment que je m'en occupe.

 

Le style de l'auteur est très fluide et agréable à lire. Dès le départ, on comprend que le récit est une sorte de lettre écrite à une certaine Maria par le personnage principal mais le lecteur n'a pas plus d'informations sur le rôle de cette femme ni sur le contexte de l'écriture de cette confession.

Bien loin d'un roman épistolaire, la narration reste classique : on retrouve des dialogues, des moments de descriptions et de l'action.

 

Le lecteur est obligé de s'attacher à Joe qui raconte son histoire et qui nous livre ses problèmes de conscience, ses doutes et ses moments de découragement. On comprend vite que le contexte dans lequel nous plongeons est loin d'être facile à gérer pour les participants à la Guerre et T. Shane arrive complètement à nous insérer dans son univers à côté de son personnage principal.

Les personnages secondaires sont beaucoup moins développés ou, en tout cas, sont décrits du point de vue de Joe et sont donc moins faciles à cerner.

 

En ouvrant ce roman, je m'attendais à de l'action pure et dure. Finalement, je le referme totalement différente : cette histoire est avant tout l'histoire d'un jeune homme que l'on a jeté dans l'arène sans vraiment lui demander son avis. J'ai trouvé l'ensemble du récit très touchant, notamment grâce aux moments d'incertitude que Joe peut avoir tout au long de son évolution.

Le dénouement, et particulièrement le dernier chapitre, donne le coup de grâce au roman. J'ai vu que certaines personnes avaient versé une larme... Je comprends totalement même s'il m'en faut un peu plus pour arriver à ce point d'émotion.

Maureen m'a parlé d'une suite. En effet, en consultant le site de l'auteur, Enfants de la paranoïa est une trilogie dont les deux tomes suivants n'ont pas encore été traduits en français... C'est bien dommage car j'aimerais beaucoup connaître la suite qui promet d'être encore une fois très dure.

  

En bref, si mon idée de départ est bien loin de ce que j'ai pu finalement lire dans ces 360 pages, je suis très agréablement surprise. L'émotion est présente tout au long du récit mais n'occulte pas l'action. C'est une très bonne lecture, qui mériterait sa suite.

 

 

Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur – Les autres tomes de la saga : 2 tomes non traduits.

 

 

Site de l'auteur Site des éditions Michel Lafon

 

  

 

Source: Externe

 

 

 

 

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