Littérature contemporaine.

Exemplaire publié en 2015,

aux éditions Le Livre de Poche.

615 pages.

Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Édouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d'eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants. Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Édouard, artiste flamboyant mais brisé, est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l'exclusion. Refusant de céder à l'amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d'une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence. Bien au-delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, Au revoir là-haut est l'histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l'État, à la famille, à la morale patriotique responsables de leur enfer.

Source: Externe

 

«Il se dit que pleurer, c'est accepter de mourir.»

p.37

 

J'ai beaucoup aimé ma découverte de l'auteur. Ce titre, très différent de ce qu'il fait d'habitude, m'attirait aussi.

 

J'avoue que la mention du Prix Goncourt me faisait un peu peur... Je n'ai pas l'habitude de lire des romans primés, particulièrement lorsque ce sont des prix prestigieux comme celui-là.

Finalement, le style de l'auteur est très accessible, simple et léger. Malgré le sujet difficile des gueules cassées de la Première Guerre Mondiale, le lecteur ne tombe pas dans un récit plombant ou démoralisateur.

 

Les personnages sont très «vivants» dans le sens où j'ai trouvé qu'ils étaient totalement ancrés dans la réalité avec des préoccupations et des objectifs propres au contexte historique et à la vie réelle en général.

J'ai beaucoup apprécié Édouard malgré le fait que l'on ne le découvre pas vraiment. Il est touchant par rapport à ce qu'il lui est arrivé et les conséquences de l'accident.

Albert me plaisait également au départ et petit à petit, je me suis lassée de son tempérament peureux et presque paranoïaque parfois.

Les passages concernant Pradelles m'ont quelque fois paru assez long.

 

L'intrigue principale de ce roman met du temps à s'installer. La première partie du roman permet de mettre en place le contexte ainsi que les buts et la personnalité de chaque personnage mais finalement, on ne sait pas vraiment où l'auteur nous emmène.

Une fois la guerre terminée, les magouilles de chacun se profilent et c'est là que démarre réellement l'histoire.

Je suis surprise de voir que la partie historique que Pierre Lemaître a choisi d'exploiter est réelle, que certaines personnes soient vénales au point de faire du profit sur un drame national.

Le dénouement se veut un peu plus triste que le reste du roman, la morale n'en est que plus frappante.

 

En bref, malgré quelques longueurs je suis très contente d'avoir découvert ce roman. Si comme moi, les titres primés vous rebutent un peu, foncez sur celui-là qui vous fera remettre en question vos a-priori.

 

 

Ce roman me permet de participer à la LC organisé sur le forum des Fêlés des LC

Source: Externe

au challenge gourmand, le thé : «Il la reconnut immédiatement, but son thé, la prit, la lut et la relut.»

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au challenge Des gages ta PAL !, catégories «Le nom de l'auteur contient 6 lettres ou +» et «Du bleu sur la couverture»

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Du même auteur, sur le blog :

Robe de marié 

Verhoeven, tome 1 : Travail soigné

 

 

Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

 

Fiche Babelio de l'auteur Site des éditions Le Livre de Poche

 

  

 

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