Thriller.

Sortie le 10 mars 2016,

aux éditions Fleuve,

Collection Fleuve Noir.

396 pages.

«I will survive».

C’était le dimanche 12 juillet 1998. À quel prix ? Ça, la chanson ne le dit pas.

Cette nuit-là, trois garçons pleins d’avenir ont renversé une femme, une étudiante s’est fait violer, un jeune flic a croisé son âme sœur et un bébé est né. Près de vingt ans plus tard, voilà que tous se trouvent concernés par la même cause.

On est à Vrainville, en Normandie. L’usine centenaire Cybelle va fermer ses portes. Le temps est venu du rachat par un fonds d’investissement. Cybelle, c’est l’emploi de la quasi-totalité des femmes du village depuis trois générations, l’excellence en matière de sous-vêtements féminins, une réussite et surtout, une famille. Mais le temps béni de Gaston est révolu, ce fondateur aux idées larges et au cœur vaste dont les héritiers vont faire une ruine. Parmi ces héritiers, Vincent, l’un des trois garçons pleins d’avenir. Il a la main sur la destinée de quelques centaines de salariés. Mais il n’a pas la main sur tout, notamment sur ce secret étouffé dans un accord financier vingt ans plus tôt par son père et le maire de Vrainville, père du 2e larron présent la nuit du 12 juillet dans la voiture meurtrière. Le 3e gars, Maxime, n’a la main sur rien, personne n’a payé pour lui et surtout il n’a pas oublié. C’est l’un des seuls hommes employés par Cybelle et un délégué syndical plutôt actif. Côté ouvrier, on connaît déjà le prix de la revente de Cybelle. Ça signifie plus que la fin d’une belle histoire entrepreneuriale : la mise au ban, la galère et l’oubli. Alors c’est décidé, ils n’ont plus le choix : puisque personne ne parle d’eux, ce qu’il leur faut, c’est un mort.

Source: Externe

 

Les destins croisés, c'est toujours un point qui m'attire dans un roman. J'ai été servie.

 

Le style de l'auteur est très simple et fluide, j'avais l'impression d'écouter quelqu'un parler.

Le mélange du passé et du présent est bien fait et cohérent. Je n'ai eu aucune difficulté à me situer dans les différentes époques.

 

Dès le départ, on découvre énormément de personnages. Ils vont se croiser, se connaître, s'éloigner ou se rapprocher... Tous ont une personnalité propre et un rôle bien défini dans l'histoire. Certains sont détestables, d'autres nous prennent en pitié : on ne reste de toute façon pas indifférent face à eux.

J'ai eu une petite préférence pour William et sa famille, qui pourtant arrivent assez tard dans le récit.

 

Je ne considère pas ma lecture comme un thriller mais plutôt comme un drame : il y a bien une enquête en seconde partie de roman mais ce n'est pas non plus assez palpitant pour rentrer dans le genre de prédilection de Thilliez ou Chattam.

Néanmoins, l'intrigue est intéressante par l'aspect sociologique qu'elle permet d'aborder au sein d'un petit village de Normandie qui prospère au début des années 1900 grâce à une usine de sous-vêtements. Malheureusement, le temps passe et le succès décline petit à petit.

L'auteur traite de beaucoup de sujets d'actualités comme le pouvoir de l'argent, le chômage et le confort de vie ainsi que le racisme grâce au personnage de William. Il y a également une grosse partie sur la notion de bonne ou mauvaise naissance et du destin que l'on subit ou que l'on provoque. Ce roman est en fait une mine de réflexions sur notre époque et les changements au fil du temps, j'ai beaucoup aimé cet aspect.

L'enquête est bien menée malgré le fait qu'elle soit secondaire, j'ai même été surprise par l'explication.

 

En bref, c'est un bon moment de lecture grâce à un panel de personnages fouillés. Les gros amateurs de thrillers s'ennuieront peut-être tandis que les fans de fresque familiale et de secret apprécieront sans aucun doute !

  

Ce roman a été lu grâce au Club des Ambassadeurs des éditions 12-21, je les en remercie.

Source: Externe

Il me permet de participer au challenge gourmand, le vin : «Elles ont bu du vin en mangeant une tarte tout à fait ratée.»

Source: Externe

au challenge Des gages ta PAL ! Session 4, pour les catégories «Pas d'être humain sur la couverture» et «Du blanc sur la couverture»

Source: Externe

 

Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

Où le trouver ?

 

Source: Externe

Source: Externe

 

 

 

 

drame

 

thrillers