Témoignage.

Exemplaire publié en 2011,

aux éditions Oh !,

Collection Récit.

261 pages.

En 2007, après le décès de sa grand-mère, Nadia Salmi découvre une photo de son grand-père en officier de la Wehrmacht. Comme environ 400 000 enfants, elle est, par sa mère, la petite-fille d’un soldat allemand.

Elle tente alors d’en savoir plus sur ce grand-père transformé en fantôme par sa famille, par peur du scandale. Par honte. A partir de la correspondance laissée par sa grand-mère et jusqu’aux archives de la Wehrmacht, Nadia dénoue les non-dits de ses origines et se lance, durant quatre ans, sur les traces de ses grands-parents, à la recherche de son identité.

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Je continue à me pencher sur le sujet de la Seconde Guerre Mondiale et du nazisme : réalité, fiction, documentaires ou romans, tout y passe.

 

L'écriture de Nadia Salmi est très travaillée, un peu pompeuse au départ mais je pense qu'en tant que journaliste de métier, elle a voulu nous livrer un récit étudié. Cependant, l'histoire prend très vite le pas sur ce détail et les différentes narrations amènent un rythme à la lecture.

 

Dès le départ, le lecteur est plongé dans deux époques différentes : notre présent, lorsque Nadia commence à enquêter ainsi que la période entre 1946 et 1948 où le destin des personnages vont se nouer.

Je vous avoue que j'ai fait un petit arbre généalogique pour être sure de ne pas me perdre en chemin.

Finalement, j'ai eu assez de mal à m'attacher aux personnages : les sentiments sont rapportés de façon subjective et ça me dérange que l'auteure juge ses ancêtres sans les avoir connus. Je pense notamment à son grand-père Hans, décrit comme égoïste et nazi sans que l'auteure n'ait trouvé aucune preuve tangible de sa possible culpabilité.

 

L'intrigue est intéressante car elle permet à l'auteur d'aborder des sujets encore tabous de nos jours. La plupart des «bâtards» se sentent encore comme tels plus de 70 ans après les faits et personne ne dédramatise la situation à une époque où l'on prône la tolérance et la mixité. Une loi a enfin été écrite en 2009 pour donner à ces personnes la double nationalité, je ne pense pas que cela leur change grand chose mais cela démontre tout de même un minimum de considération.

J'ai également appris énormément de choses, qui me paraissent totalement folles comme par exemple le fait qu'en 1942, l'avortement était considéré comme un crime contre l’État et était donc passible de la peine de mort ou encore les humiliations et les violences subies par les femmes ayant aidé ou seulement côtoyé l'ennemi.

J'aurais par contre aimé que l'on en sache plus sur Hans.

 

En bref, c'est un récit touchant qui révèle certaines actions de l'époque passées sous silence. Les différents points de vue donnent du rythme à ce témoignage même si les recherches poussées de l'auteure sur son passé laissent encore quelques zones d'ombre qui me chagrine.

 

 

J'ai lu ce roman à l'occasion de la 40ème session du challenge Un mot, des titres pour le mot «Etoile».

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Il me permet de participer au challenge gourmand, l'eau : «Au premier étage, l'épouse nous accueille chaleureusement et nous installe dans le salon en nous demandant si l'on veut boire du café ou de l'eau.»

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Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

Site des éditions Oh ! (rattachées aux éditions XO) - Où trouver ce livre ?

Dispo en poche chez Pocket

 

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