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Alexis, une jeune Anglaise, ignore tout de l'histoire de sa famille. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère en Crète. Elle y fait une terrible découverte : juste en face du village se dresse Spinalonga, la colonie ou l'on envoyait les lépreux... et ou son arrière-grand-mère aurait péri.

Quels mystères effrayants recèle cette île des oubliés ? Pourquoi la mère d'Alexis a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la bouleversante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets...

 

Frise

 

Les romans historiques m'intéressent beaucoup et la Grèce est un pays que je connais très peu.

 

La plume de Victoria Hislop est fluide et agréable à lire. La narration alterne entre les années de la Seconde Guerre Mondiale à notre époque actuelle pour faire naître une saga familiale très intéressante.

Le texte est riche d'informations sur Spinalonga et sa léproserie ainsi que sur la vie des Grecs dans la première moitié du Xxè siècle : l'auteur a fait un gros travail de recherche qui ajoute du caractère et de la véracité aux vies que l'on va suivre.

 

La plupart des personnages sont très attachants, notamment Georgis, l'arrière grand-père d'Alexis que l'on va découvrir dans son quotidien de villageois crétois. Malgré tout, je n'ai pas forcément été touché par Alexis elle-même : elle reste très en retrait tout au long de l'histoire de ses ancêtres et sa préoccupation concernant son couple n'a pas vraiment retenu mon attention.

 

L'île des oubliés aborde plusieurs thèmes que j'apprécie beaucoup.

Je ne connaissais que vaguement l'existence des léproseries, et j'étais loin de m'imaginer que certaines étaient encore en service passé 1950 ! C'est un sujet dont on ne parle pas, peut-être encore tabou aujourd'hui concernant une maladie honteuse de par les symptômes et les séquelles qu'elle peut laisser sur les victimes. L'auteur montre avec brio que cette mise en quarantaine des malades de la lèpre ne les empêche pas de vivre «normalement» en reconstituant une communauté avec sa hiérarchie, ses règles et ses nécessités : en effet, Spinalonga a son propre maire ainsi que ses plantations qui permettent aux personnes de l'île d'être relativement autonomes.

Ce contexte amène sur le tapis la question du traitement possible de la lèpre. À travers les yeux des personnages, le lecteur pourra donc suivre les différentes étapes de l'avancée des médecins.

Pour insérer un peu de suspense à cette histoire déjà intéressante, Alexis va découvrir que le silence de sa mère sur ses aïeux cache en réalité un secret de famille bien plus tragique que la lèpre. Je n'ai pas été totalement surprise par le dénouement mais l'ensemble est cohérent.

 

En bref, c'est une très bonne lecture mêlant contexte historique, secret de famille et progrès scientifique : tout ce qu'il me plaît ! Un peu plus de passages sur Spinalonga ne m'aurait pas gêné, au contraire mais dans l'ensemble, le récit est bien mené.

 

Frise

 

Ce roman fait partie de ma PAL de l'Eté 2016.

Il me permet de participer au challenge gourmand, l'eau : «D'un pas traînant, la femme longea d'énormes bouteilles entamées d'ouzo, pour sortir du réfrigérateur une eau minérale fraîche.»

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et au challenge ABC 2016, lettre H.

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Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

Site de l'auteur Où trouver ce titre ?

 

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