Erlendur Sveinsson, tome 3

 

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Pourquoi l'inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l'assassin d'un vieil homme dans l'ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques et, coincée sous un tiroir, la photo de la tombe d'un enfant de quatre ans ?

Pourquoi mettre toute son énergie à trouver qui a tué celui qui s'avère être un violeur ?

A quoi sert cette collection de bocaux contenant des organes baptisée pudiquement la Cité des Jarres ? Erlendur le colérique s'obstine à tenter de trouver les réponses

 

Frise

 

Je prends la saga un peu à l'envers, comme d'habitude. Je rappelle que ce tome 3 est en réalité le premier tome traduit en français.

 

Comme lors de mes deux précédentes lectures d'Indridason, je retrouve dans sa plume les mêmes qualités et défauts. Le rythme est assez lent, caractéristique des polars nordiques, mais cela ne me dérange pas vraiment. Cependant, j'ai toujours un problème concernant les dialogues qui sont, à mon sens, beaucoup trop longs et peu pertinents même si dans ce tome-là, je l'ai un peu moins ressenti.

 

J'avais encore beaucoup de souvenirs de La femme en vert et du contexte personnel de la vie d'Erlendur. J'ai donc bien aimé retrouvé sa fille Eva Lind. Les rapports père-fille sont assez compliqués mais les torts sont partagés et les efforts maladroits.

J'ai toujours du mal à me faire à l'idée que Elinborg, collègue d'Erlendur, est une femme. Il me faut à chaque fois, un temps d'adaptation pour me le rappeler. Il faut dire qu'elle est finalement peu exploitée et qu'en plus, son nom ne nous donne pas beaucoup d'indices.

Les personnages secondaires relatifs à l'enquête sont assez bien développés.

 

L'intrigue ne m'a pas totalement convaincue. La cité des Jarres, qui donne donc son nom au titre du roman n'est pas du tout le centre de l'intrigue comme je m'y attendais et comme le résumé le laisse entendre : c'est un détail que l'auteur nous explique brièvement au détour d'un indice découvert par Erlendur. Du coup, le côté médical et scientifique qui m'intéresse toujours beaucoup est, ici, très peu utilisé. Le mobile du coupable est donc un peu bâclé.

Cependant, Arnaldur Indridason aborde un autre sujet, dur et malheureusement très actuel : le viol, la honte des victimes et leur mauvaise prise en charge par les forces de l'ordre. Le comportement du policier est inadmissible mais pourtant fréquent et ce n'est pas normal.

Cependant, le dénouement me laisse perplexe, notamment à cause de ce manque d'approfondissement du thème médical.

 

En bref, j'ai aimé retrouvé l'ambiance nordique qu'Arnaldur Indridason relate très bien. L'intrigue n'est pas développée comme je l'aurais souhaité malgré une idée de base très intéressante... Malgré tout, le sujet du viol est abordé et, rien que pour ça, ce titre est à découvrir.

 

Frise

 

Ce roman me permet de participer au challenge gourmand, l'eau : «Pendant qu'elle enlevait son manteau dans l'entrée, il entra dans le salon, puis elle se dirigea vers la cuisine pour se servir un verre d'eau.»

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au challenge Des gages ta PAL ! #6, pour les catégories «Plus de 10 voyelles dans le titre» et «Livre ayant moins de 300 votes sur Livraddict»

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et au challenge ABC 2016, lettre I.

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Du même auteur, sur le blog :

Tome 4 : La femme en vert

Tome 10 : La muraille de lave 

 

Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteurLes autres tomes de la saga 

 

Où trouver ce titre ?

 

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