Origines d'un paricide.

 

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Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ?

Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

 

Frise

 

Que d'avis élogieux pour ce titre d'une "petite" maison d'édition... Il fallait qu'il passe par chez moi d'une manière ou d'une autre !

 

La plume de Julia est très fluide à lire. Cela permet de s'immiscer dans la vie de Vincent, le personnage principal, assez facilement malgré les sujets lourds qui vont être abordés. L'alternance entre son enfance et le présent y contribue également.

Certains passages sont violents, crus, choquants : je pense qu'il est important de le savoir avant d'ouvrir ce roman, tout le monde ne pourra pas faire face à ce déferlement de haine.

 

Comment ne pas s'attacher aux personnages ? Vincent puis, en seconde partie, Yassir sont tellement émouvants... Ils ont à peine vingt ans, sortent tout juste de l'adolescence et les voilà déjà en prison pour des faits graves, qu'on leur pardonne pourtant aisément lorsqu'on apprend à les connaître.

En ayant eu une enfance normale, c'est toujours très dur de se dire que certains n'ont pas eu la chance de naître dans une famille aimante, soudée et tolérante.

Je n'ai pas envie de parler des bourreaux de Vincent malgré le fait qu'ils soient à la base de cette histoire.

 

Le texte est court, à peine 140 pages. Néanmoins, je pense que cela est suffisant pour ce récit : je n'aurais pas imaginer lire l'histoire de Vincent plus longtemps. Les faits évoqués sont tellement révoltants que l'on est presque soulagés de tourner la dernière page, soulagés pour soi-même d'avoir fini mais également soulagés pour Vincent.

Les thèmes de la maltraitance, de l'homosexualité et du racisme sont traités de façon juste, sans apitoiement inutile. Le message est clair.

Vous le savez sûrement déjà si vous me suivez depuis un moment, je pleure très (très!) rarement lorsque je lis. À la fin de Résilience, je n'ai pas versé de larmes mais elles n'étaient pas loin... tout s'est joué dans les dernières pages où l'émotion est à son comble. Les vingt premières années de Vincent nous reviennent en pleine figure, on prend un coup de poing en pleine face en repensant à l'horreur qu'il a connus de sa naissance à aujourd'hui, sans discontinuer.

 

En bref, ce roman est un coup de poing ! Julia déplie une palette d'émotions en si peu de pages, c'est incroyable. Vincent, le héros (car c'est le nom qu'il mérite), ne pourra que vous attendrir et les épreuves de sa vie vous révolter. C'est cela Résilience, un panel de sentiments contradictoires qui nous plonge dans l'horrible quotidien d'enfants qui existent réellement et qui souffrent en silence jusqu'au point de non-retour.

 

Frise

 

Merci infiniment à l'auteure pour la confiance qu'elle m'a accordé en m'envoyant son œuvre.

 

Ce roman me permet de participer au challenge gourmand, les gâteaux : «- Mais c'est l'Aïd, regarde, ils m'ont offert des gâteaux.»

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au challenge Des gages ta PAL ! #7 pour les catégories «Moins de 400 pages» et «Un titre en un mot»

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Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

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