Source: Externe

 

À trente ans, Marie a un caractère bien trempé et de la ressource. Lorsqu'Olivier, lieutenant de gendarmerie, débarque chez elle sans prévenir pour une enquête de routine, elle n'hésite pas à le ligoter pour lui faire comprendre explicitement qu'il n'est pas le bienvenu.

Mais cette carapace de femme forte dissimule ses fêlures. C'est grâce à Antoine, son meilleur ami, et Suzie, sa fille, que Marie trouve un sens à sa vie.

Et contre toute attente, Olivier va rejoindre le trio. Entre lui et Antoine, la guerre est déclarée. L'enjeu ? Le cœur de Marie.

 

Frise

 

C'est ça, un coup de foudre ? La foudre, ça fait des dégâts, ça brûle tout sur son passage, et le tonnerre gronde juste après. C'est violent, furtif, dangereux. Mais la foudre, ça ne se maîtrise pas, ça tombe là où on ne l'attend pas.

 

J'ai découvert l'auteure dans les deux premiers recueils de 13 à table ! Ses deux nouvelles m'avaient beaucoup plu.

 

La forme du récit est assez originale : le lecteur alterne entre les points de vue des personnages principaux, narrés à la première personne. Ce procédé me déstabilise toujours un peu au départ car on arrive directement dans la vie des protagonistes sans réellement avoir d'introduction à ce que l'on va découvrir.

Cependant, je pense que cette idée est vraiment adaptée à l'histoire qu'Agnès Ledig veut nous raconter.

Au fil des pages se glissent également des alexandrins et des haïkus très bien écrits.

 

Sans grande surprise si vous me connaissez un petit peu et que vous avez lu ce roman, je suis tombée amoureuse de deux des personnages !

Marie, Oliver, Antoine et Suzie sont tous très attachants à leur manière : perdus dans la campagne profonde, chacun pour une bonne raison, blessés par la vie.

Les personnalités sont peut-être un peu caricaturales, notamment pour Marie et Oliver mais tous ont un caractère fort et une voix bien distincte.

 

La base de l'histoire m'a tout de suite fait penser au livre de Katarina Mazetti Le mec de la tombe d'à côté : l'affrontement entre le mec de la ville et la fille de la campagne. D'autant plus que le ton utilisé est assez similaire. D'ailleurs, en commençant Marie d'en haut, je m'attendais à une lecture plutôt légère, une romance gentillette.

Finalement, le ton s'aggrave de page en page, lorsque l'on découvre le passé des personnages et le déclic qui les a transformés tels qu'on les découvre aujourd'hui. Le sourire qui vous vient en lisant certains dialogues et interactions s'efface petit à petit pour laisser place à beaucoup d'émotion dans la dernière partie.

Beaucoup de sujets sont abordés comme la tolérance, l'abandon, la maladie mais aussi la condition des agriculteurs.

 

En bref, sous couvert du ton très léger des premiers chapitres du roman, Agnès Ledig nous livre une histoire très émouvante avec des problématiques actuelles. Les personnages sont tous attachants, leur quotidien simple et crédible permet de vivre avec eux le temps de 300 pages presque trop courtes : les adieux sont difficiles.

 

Frise

 

J'ai lu ce roman en lecture commune avec Azilis.

Il me permet également de participer au challenge gourmand, les gâteaux : «Quand Marie revient, Suzie a préparé les tasses, elle a sorti des gâteaux maison et s'est servi un grand verre de jus d'orange.»

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et au challenge Des gages ta PAL ! #7, pour les catégories «Moins de 400 pages» et «Un livre éponyme»

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Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

Où trouver ce titre ?

 

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