Adelia Aguilar, tome 3.

 

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Au XIIe siècle, les moines de Glastonbury ont découvert deux étranges squelettes enterrés dans leur cimetière – l’un est grand, comme celui d’un guerrier, l’autre est petit avec de longs cheveux blonds. L’île d’Avalon se situant à Glastonbury, il pourrait s’agir des restes du roi Arthur et de la reine Guenièvre. Les moines l’espèrent. Un incendie vient tout juste de détruire leur abbaye et ils ont désespérément besoin de reliques pour attirer les pèlerins, leur source de revenu. Le roi Henry II a également besoin de la preuve de la mort du légendaire Arthur. Il veut empêcher ses sujets gallois réfractaires de croire qu’Arthur pourrait revenir et prendre la tête d’une révolte contre lui. Mais Henry doit en avoir la certitude, il fait donc appel à la Confidente des Morts, l’anatomiste Adelia Aguilar, pour qu’elle examine les os. Quelqu’un s’oppose pourtant à l’identification de ces squelettes et est prêt à tuer pour arriver à ses fins.


Frise

 

J'aime beaucoup les romans policiers historiques mais le XIIème siècle, c'est une première !

 

La lecture de ce roman a été très agréable. La plume de Ariana Franklin, que je découvrais avec ce titre, est fluide : elle le dit elle-même en note de fin, elle a choisi de ne pas utiliser le vocabulaire de l'époque, trop complexe et différent de ce que l'on connaît aujourd'hui.

Les chapitres sont assez longs, notamment les premiers qui mettent en place l'intrigue... Cependant, une fois l'enquête lancée, le rythme revient.

Ce tome 3 est compréhensible sans avoir lu les deux premiers. Comme la plupart des séries policières, l'enquête est indépendante, le fil rouge réside dans l'histoire personnelle du personnage principal. Ici, Adelia a un passé qui a l'air assez complexe côté cœur, ce qui donne envie de la connaître un peu plus en lisant les tomes précédents.

 

Adelia et sa troupe sont très sympathiques à suivre. Mansur, l'homme qui sert de couverture à Adelia, est assez effacé mais ses brèves apparitions sont intéressantes.

Gyltha, brute de décoffrage et Allie, la fille d'Adelia et Rowley apportent une touche de fraîcheur agréable.

J'émets tout de même un léger doute concernant la relation d'Adelia et du roi Henry II qui me semble un peu «légère» pour l'époque : l'héroïne se veut femme libre, médecin et mère célibataire. Elle se permet une familiarité qui m'a choqué par moment mais peut-être que son passé explique cette connivence.

 

La première partie m'a semblé très longue. Le voyage d'Adelia et sa famille pour arriver à Glastonbury aurait pu être abrégé pour ne garder que l'essentiel pour la suite de l'intrigue.

Néanmoins, les deux intrigues parallèles amènent un suspense intéressant qui donne une allure plus rapide à l'histoire.

Le déroulement de l'enquête est linéaire mais les thèmes abordés sont, encore une fois, audacieux pour le XIIème siècle. L'introduction de la légende arthurienne permet à l'auteure de parler du contexte social, politique et religieux de l'Angleterre puisqu'elle nous précise que les faits concernant l'incendie de l'Abbaye, la découverte de la tombe ainsi que l'histoire de la fameuse Excalibur sont véridiques malgré une légère différence de dates.

Le dénouement est crédible, les explications cohérentes avec les indices dévoilés au fur et à mesure du récit. Ariana Franklin en profite pour nous informer sur l'évolution de la Justice puisque c'est à ce moment-là que les duels judiciaires laissent petit à petit place à ce qui ressemble à des procès avec un jury et un juge face à des preuves et des témoignages.

 

En bref, un peu craintive face à l'époque très lointaine du XIIème siècle, je ressors de cette lecture comblée. Malgré une mise en place un peu lente, Ariana Franklin accroche ensuite le lecteur grâce à une plume accessible et des personnages récurrents attachants. L'intrigue marche parfaitement bien tout en collant le plus possible aux faits historiques.

 

Frise

 

Ce roman me permet de participer au challenge gourmand, les gâteaux : «Des brochettes d'agneau, les plus goûteuses qu'elle eut jamais mangées, accompagnées de babeurre et d'une sorte de gâteau du nom de bara brith si riche que Mansur n'avait pu en venir à bout.»

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au challenge Lire sous la contrainte : Déterminant, article défini.

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et au challenge Des gages ta PAL ! #7, pour la catégorie «Titre éponyme»

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Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteure

 

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