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Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé Jeux de miroirs qui l'intrigue immédiatement. En effet, l'un des personnages n'est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé.

Se pourrait-il que ce roman contienne des révélations sur cette affaire qui avait tenu en haleine les États-Unis ?

Persuadé d'avoir entre les mains un futur best-seller qui dévoilera enfin la clef de l'intrigue, l'agent tente d'en savoir plus. Mais l'auteur du manuscrit est décédé et le texte inachevé. Qu'à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d'investigation pour écrire la suite du livre. Mais, de souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d'un maelström de fausses pistes.

 

Frise

 

Le résumé me rappelait le résumé des Fleurs de l'ombre de Steve Mosby ou, plus récemment, celui de La vérité sur l'affaire Harry Québert de Joël Dicker.

 

La plume de l'auteur est très agréablement traduite. Les chapitres sont courts et permettent d'enchaîner les questions puis les révélations pour accrocher le lecteur.

Les trois parties sont bien distinctes et très intéressantes puisqu'elles nous donnent trois versions différentes de l'histoire de base.

 

Je n'ai pas vraiment réussi à m'attacher aux personnages mais cela est sûrement dû au fait que tous ont une part d'ombre qui ne donne pas une sensation de confiance. Cependant, Laura est celle qui remporte la palme de l'antipathie. Elle est décrite comme hautaine, distante, presque indifférente alors qu'elle est au centre de l'intrigue.

 

La mise en abîme est un procédé assez compliqué à gérer : il faut savoir doser le suspense sans perdre son public en route. L'auteur réussit plutôt bien son pari même si la première partie est un peu trop longue à mon goût... Il faut 80 pages pour mettre en place les personnages récurrents et arriver enfin au meurtre qui va tout déclencher. 80 pages, ce n'est presque rien mais sur un roman de 300 pages, c'est déjà quasiment le tiers (sans blague ?! Bac S, les gars !).

Les deux autres parties amènent le suspense nécessaire grâce à des points de vue divergents et des détails qui ne se recoupent pas tout à fait selon les versions.

Malheureusement, le dénouement est vraiment le point qui pêche dans ce roman. J'ai une impression d'inachevé qui me dérange fortement. L'auteur s'en excuse dans sa note de fin en nous expliquant «que [son] livre s'attache moins au 'qui' qu'au 'pourquoi'» : c'est sa volonté et c'est en effet une bonne chose de proposer un écrit qui correspond à ce que l'on veut faire découvrir. Mais cela ne fonctionne pas avec moi... Le pourquoi est rapidement évoqué mais beaucoup trop de questions restent sans réponse au point final. Je trouve dommage de construire une intrigue avec autant de mystères pour finalement ne pas les résoudre...

 

En bref, l'idée de base était intéressante et plutôt bien utilisée. Néanmoins, E.O. Chirovici s'arrête en pleine accélération et laisse son lecteur avec une multitude de détails non résolus, créant une grosse frustration légitime mais très facilement évitable avec cent pages supplémentaires. Je respecte le choix de l'auteur d'en rester là mais ne l'approuve pas.

  

Frise

 

J'ai lu ce roman grâce à la Masse Critique Babelio et aux éditions Les Escales que je remercie.

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Il me permet également de participer au challenge Des gages ta PAL ! #7, pour la catégorie «Moins de 400 pages»

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Lu en LC avec Pinklychee.

 

Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

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