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Trèfle, un homme à la folie maniaque et meurtrière, séquestre Rose, Iris et Violette, trois filles, dans sa cave.

Un jour, Summer croise la route de cet homme et ne rentre pas chez elle : il l'enferme dans sa cave et la rebaptise Lilas. Mais contrairement aux autres, Lilas ne compte pas accepter son sort jusqu'à faner.


Frise

 

Les thrillers jeunesse sont plutôt rares et il est toujours intéressant de voir ce que les auteurs peuvent proposer aux adolescents.

 

La mise en page est très sympa : les chapitres vont alterner entre le point de vue de Summer, de Trèfle et quelque fois de Lewis, le petit ami de la jeune fille. Selon moi, les passages concernant Lewis ne sont pas indispensable et cassent un peu l'ambiance du huit-clos en ramenant le lecteur à la «vie réelle».

Il y a également un indice de temps qui permet au lecteur de suivre les personnages dans des flash-backs, notamment Trèfle, sans s'y perdre.

 

L'étiquette jeunesse prend tout son sens par rapport à l'âge des personnages. Les filles sont jeunes, Summer est encore adolescente et leurs réactions sont adaptées.

Summer est attachante puisque c'est un peu l'héroïne de l'histoire, d'autant plus que l'on suit la majorité de l'intrigue à travers ses yeux. Il est toujours difficile de savoir si ce qu'on lit peut être crédible ou pas dans ce genre de situation mais j'ai trouvé que, parfois, l'auteure exagérait un peu.

La personnalité de Trèfle est assez bien décryptée, le lecteur comprend comment il en est venu à cette situation même si quelques chapitres de plus n'auraient pas démérité car la relation entre lui et sa mère semble plus complexe que ce qu'on aperçoit dans ces 400 pages.

 

Au sujet de l'intrigue, l'ambiance du huit-clos est vraiment bien. La psychologie des filles séquestrées est plutôt bien menée, le changement de comportement subtil mais convaincant. J'aurais aimé que l'on s'attarde un peu plus sur le cas de Rose, la première fleur de Trèfle, sa préférée pour des raisons que l'on apprend au fur et à mesure : le syndrome de Stockholm aurait pu être beaucoup plus développé.

Certaines scènes sont assez dures mais elles sont toujours écrites de façon implicite, rares sont les moments où le sang gicle et alors, cela reste très rapide. De même pour les scènes de viols qui sont simplement évoquées.

Le point négatif est malheureusement le dénouement trop rapide selon moi. Le lien entre les chapitres de Lewis, de l'extérieur et ceux de Trèfle m'a semblé trop gros et trop facile. La résolution de l'intrigue est très rapide, comme si Natasha Preston voulait surtout se concentrer sur l'après, certes intéressant mais qui aurait pu attendre quelques pages de plus...

Cette dernière partie est encore une fois intéressante du point de vue psychologique mais l'approfondissement n'est pas complet.

 

En bref, Natasha Preston a osé le thriller jeunesse et s'en sort plutôt bien avec une partie psychologique assez complète et un psychopathe travaillé. Cependant, il me manque beaucoup d'approfondissement pour l'amatrice de thriller adulte que je suis : le final n'est pas à la hauteur du huit-clos que l'on découvre au fil des pages et c'est dommage.

 

Frise

 

J'ai lu ce roman grâce à NetGalley et aux éditions Hachette que je remercie.

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Il me permet également de participer au challenge Pioche dans ma PAL, en duo avec Azilis.

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au challenge Big Bang Littéraire pour le thème «Thriller/Policier»

et au challenge Des gages ta PAL ! #8, pour la catégorie «Titre au féminin»

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Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteure

 

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