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Dans un petit village sarde, la vieille couturière, Tzia Bonaria, accueille chez elle Maria, «cédée» bien volontiers par une veuve d’humbles origines. Elle offrira à sa «fille d’âme» son métier et des études, choix audacieux pour une femme dans cette Sardaigne des années cinquante.

Maria grandit entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de Tzia Bonaria la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. Elle ignore en effet que la vieille couturière est, pour tous ses concitoyens, l’accabadora, la «dernière mère». Le jour où ce secret lui sera dévoilé, sa vie sera définitivement bouleversée et il faudra bien des années pour que la «fille d'âme» arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive.

 

Frise

 

Ce titre était dans ma wish-list depuis un très long moment : lorsque j'ai eu la surprise de le trouver sur France Loisirs, j'ai foncé !

 

La lecture est fluide et Michela Murgia retranscrit très bien l'ambiance particulière des petits villages latins où le silence, la discrétion et la pudeur sont les maîtres mots.

 

Les deux personnages principaux, Maria et Tzia, m'ont beaucoup plu. Il est assez difficile de s'attacher à elles car elles restent très secrètes mais cela n'empêche pas le lecteur d'entrer dans leur quotidien et les découvrir petit à petit.

Les personnages secondaires, plutôt masculins, prennent au fur et à mesure une importance croissante.

 

L'intrigue est intéressante malgré le fait que le roman soit assez court. On découvre rapidement la fonction de l'Accabadora, cette femme indispensable dans ses petits villages sardes où tout le monde se connaît et où les superstitions sont fortes et les traditions farouchement respectées.

Malheureusement, je m'attendais à autre chose et peut-être à plus. Les personnages secondaires effacent petit à petit Tzia et le côté initiatique promis dans le résumé est assez pauvre voire quasiment inexistant.

J'aurais vraiment voulu que l'auteure nous apprennent le métier d'Accabadora aux côtés de Maria, que l'on puisse vivre avec elle la découverte de ce mode de vie et des responsabilités que cela entraîne de devenir une figure importante dans un village comme celui dans lequel on atterrit.

 

En bref, mon ressenti global reste positif notamment grâce à l'ambiance du roman mais j'espérais toute autre chose. Tzia est trop effacée à mon goût et le métier d'Accabadora inconnu de notre culture française et si mystérieux n'est pas exploité aussi profondément que je l'aurais voulu... Une jolie parenthèse dans l'ambiance sarde mais trop courte.

 

Frise

 

Ce roman fait partie de ma PAL de Printemps 2017.

Il me permet également de participer au challenge Lire sous la contrainte : Pas de déterminant.

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au challenge Pioche dans ma PAL, en duo avec Azilis

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au challenge Petit ou Grand Bac (Grand Bac : lettre T – catégorie Personnage)

au challenge Une lettre pour un auteur pour la lettre M

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et au challenge Des gages ta PAL ! #8, pour la catégorie «Titre au féminin»

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Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteure

 

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