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Est-il possible de voler tout l'argent du monde sans informatique ni la moindre arme ?
Une somme dérobée plus importante que dans La Casa De Papel. Un stratagème plus élégant et ingénieux que dans Thomas Crown ou Inside Man. Un message plus subversif que dans Fight Club. Et à la tête de cette enquête hors norme, un détective aux faux airs du Dude dans The Big Lebowski.

À la croisée du roman pulp de gare et du polar d’intrigue, Goodbye Money Money nous plonge dans une véritable partie d’échecs grandeur nature au final éblouissant.

 

Frise

 

J'appréhendais un peu cette lecture à cause du résumé mais l'intrigue semblait tentante.

 

La plume de Thibault Blondel est fluide, avec un vocabulaire parfois un peu léger et argotique. 

On retrouve de nombreuses allusions au journal Hard Times qui publie quotidiennement le mot du jour avec sa signification : l'auteur s'amuse à placer ses mots dans son récit et maîtrise plutôt bien l'exercice.

Il y a également de nombreux repères temporels puisque l'intrigue se déroule sur cinq jours. Cela permet au lecteur de sentir la tension des personnages dans le contre-la-montre décrit dans ce roman.


Frank Wings est une sorte de anti-héros, aux allures du détective privé américain à la carrière déclinante, bien enveloppé, allergique au sport et aux légumes. Sa personnalité est attachante et amène un peu d'humour à l'intrigue.

Les personnages secondaires sont moins développés mais ont tous un détail qui les caractèrise et sont donc facilement identifiables tout au long de la lecture. Certains traits sont assez marqués, mettant en avant quelques clichés mais cela convient au style et à l'ambiance du roman.

 

L'intrigue est très intéressante grâce aux sujets très actuels abordés. 

Si la première partie peut paraître longue à se mettre en place, l'auteur s'en sert pour distiller des informations qui interpellera le lecteur : économie, société de consommation, argent et réseaux sociaux ; notre mode de vie est décortiqué et plutôt finement analysé sous couvert d'un humour noir et grinçant.

Le subterfuge de Ethan Bendoll est très astucieux et toute l'ampleur de son action se révèle dans la seconde moitié du roman. Le dénouement prend de la vitesse pour déboucher sur un final prenant, mis en scène grâce à un compte à rebours, malgré une partie sur les échecs cohérente par rapport au contexte mais un peu trop didactique pour moi.

Le résumé reste très vague et je ne souhaite donc pas trop vous en révéler, d'autant plus que le roman fait à peine 200 pages donc va plutôt droit au but.

 

En bref, un roman policier où la fameuse maxime "L'argent ne fait pas le bonheur" prend tout son sens. Dans notre quotidien dicté par les indices boursiers, Thibault Blondel nous offre une lecture rapide et rythmée qui remet les idées en place et donne même quelques pistes de réflexion pour se détacher de tout ça.

 

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J'ai lu ce roman grâce au site Simplement et à l'auteur, que je remercie.

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Pour aller plus loin :  La bibliographie de l'auteur

 

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