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Bernard épouse Muriel contre la volonté de la mère de sa fiancée qui le soupçonne d'avoir collaboré pendant la guerre. Pour le quinquagénaire, conquérir la toute jeune femme est à la fois un défi et une nécessité : vigneron, l'un des "nez" les plus fins, Bernard fait de l'hypertension et ne peut plus boire une goutte. Muriel, dotée d'un nez tout aussi sensible, remplacera ses facultés perdues.

Mais elle, qu'est-ce qui la pousse dans les bras de celui qui pourrait être son père ? Est-ce l'amour pour cet homme cultivé et séduisant qui lui promet une vie princière à ses côtés ? Ou Muriel a-t-elle des raisons plus secrètes, inavouables, de le suivre dans sa villa luxueuse qui, dit-on, a été le cadre de faits indicibles pendant l'Occupation ? 

 

Frise

 

L'auteur a un nom de famille qui me permet d'avancer facilement dans un de mes challenges...

 

J'avais déjà remarqué le style assez brouillon de Yann Queffélec. Si ma découverte de son oeuvre n'en avait pas pâti en 2016, cette fois-ci, la lecture a été plus chaotique. Les points de vue de Bernard et Muriel sont mélangés avec des flash-backs pas toujours clairement identifiables ainsi que des allusions à leurs passés peu compréhensibles dans l'ensemble.

 

Les deux personnages principaux forment un couple assez original pour l'époque (1973) puisque la différence d'âge est assez importante et cela dérange l'entourage et la famille. Cela ne me dérange pas, d'autant plus qu'aujourd'hui, c'est devenu très courant.

Cependant, ce sont leurs personnalités qui mettent mal à l'aise le lecteur. Bernard semble vraiment très faux, avec des secrets peu enviables et une certaine arrogance qui le rend malsain. Muriel est elle aussi à double facette avec des moments très naïfs dus à son âge et d'autres où elle n'hésite pas à manipuler les gens avec ses histoires de famille peu claires.

 

La notion d'Occupation et de collaboration dans le résumé m'a tout de suite intrigué mais ce n'est pas le sujet principal du roman. L'auteur se concentre plus sur l'oenologie et la dégustation de différents vins : je n'y connais absolument rien mais certains passages sont intéressants quoiqu'un peu pompeux et élitistes.

L'intrigue concernant le passé de Bernard est assez rapidement prévisible lorsque l'on a déjà lu plusieurs romans traitant de secrets de famille liés à la Seconde Guerre Mondiale. Cependant, j'ai été déçue de voir que Yann Queffélec n'a pas plus creuser cet aspect-là et a noyé un peu le poisson dans un pêle-mêle d'histoires sans queue ni tête pour la plupart.

Le dénouement amène quelques réponses mais arrive comme un cheveu sur la soupe après de nombreux chapitres sur l'ambiance malsaine au sein du couple. L'épilogue est surprenant mais n'a pas l'impact escompté lorsque l'on a décroché de l'histoire depuis de nombreuses pages déjà...

 

En bref, un court roman de moins de 300 pages qui donne l'impression de ne jamais en finir tellement l'auteur part dans tous les sens. Entre oenologie, secrets de famille et manipulation, il est assez compliqué de tout démêler et je m'y suis perdue... Dommage car il y avait un certain potentiel et des passages intéressants.

 

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Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

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Les noces barbares

La menace

 

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(En poche chez Le Livre de Poche)

 

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