coups de vent

 

Cet article me permet de vous parler des livres que j'ai lus mais auxquels je n'ai pas le temps de consacrer une chronique complète et détaillée comme d'habitude. Je vous présenterais donc ces œuvres en quelques mots...

 

 

Seules les bêtes de Colin Niel

Source: Externe

 

 Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d'un sentier de randonnée qui fait l'ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n'ont aucune piste et que l'hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, femmes et hommes prennent la parole et chacun a son secret, presque aussi précieux que sa vie.

En bref, un roman noir à plusieurs voix qui ne laisse pas indifférent. La plume de l'auteur n'est pas simple à appréhender au départ mais l'ambiance rurale et les personnages bruts happent le lecteur pour l'emmener beaucoup plus loin que prévu : je ne m'attendais pas à ce retournement de situation mais le thème abordé est original et le dénouement surprenant.

 

 

Littérature contemporaine - Editions du Rouergue, collection Noire - 212 pages 

(en poche chez Babel)

 


 

 

Orages de Estelle Tharreau

Source: Externe

 

Si vous éleviez seule une fille de seize ans et que votre petit ami devenait trop encombrant, refuseriez-vous un travail et une belle maison dans un village de carte postale où tout le monde semble prêt à vous aider ? Il est probable que non. Pourtant, vous auriez tort !
Les nuits d'orage peuvent s'avérer mortelles pour qui ne sait pas lire entre les lignes du présent et celles d'un passé enfoui depuis plus d'un siècle dans un cahier d'écolier jauni et écorné.

 

En bref, Estelle Tharreau sait me captiver à chaque fois ! Son premier roman, que je découvre après avoir déjà lu deux autres de ses écrits, montrait déjà un talent indéniable dans le développement de l'intrigue et les secrets de famille. L'alternance passé/présent est réussi et fait durer le suspense jusqu'aux dernières pages et aux révélations surprenantes !

 

Thriller - Editions Taurnada - 268 pages

 


 

La couleur pourpre de Alice Walker

Source: Externe

 

 

Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n'ont cessé de s'écrire. Mais aucune missive, jamais, n'est parvenue ni à l'une ni à l'autre.
C'est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d'un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d'Afrique – où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon Dieu, qui, lui, sait tout... 

 

En bref, je suis mitigée sur cette lecture, désormais devenue un classique. J'ai aimé la première moitié, découvrir les personnages via le système épistolaire mais j'ai trouvé que des longueurs s'installaient au fur et à mesure et que l'héroïne tournait finalement un peu en rond... Cependant, je suis agréablement surprise des nombreux thèmes abordés dans ce roman, parfois assez osés pour l'époque où il a été écrit.

 

Littérature américaine - Editions J'ai Lu - 252 pages 

(ré-édité en 2016 chez Robert Laffont, collection Pavillon poche)

 


 

Parfois on tombe de Solène Bakowski

Source: Externe

 

 

Ce roman n'est pas seulement une fiction, c'est une histoire qui ressemble à nos vies d'aujourd'hui. Son héroïne, épuisée de regarder passer une existence qui se vit sans elle, finit par perdre pied et compromettre tout ce qu'elle a patiemment construit. Pour se retrouver, il lui faudra momentanément quitter son univers et partir pour une destination lointaine, la Chine. Un bouleversant voyage aux tréfonds d'elle-même qui nous enseigne la nécessité de savoir reprendre son souffle à temps.

 

En bref, un court roman contemporain qui met l'accent sur le burn-out et ses conséquences sur la vie de famille. La première partie est intéressante grâce à la remise en question de l'héroïne, la seconde m'a paru contenir plus de longueurs, malgré de nouveaux personnages très attachants. J'aurai aimé que le thème principal soit un peu plus développé car j'ai eu l'impression que la jeune femme oubliait souvent ce pour quoi elle s'était expatriée...

 

Littérature contemporaine - Auto-édition - 222 pages

 

 

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