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Nicole a 14 ans quand trois américains, en France pour leur service militaire, la violent. Une nuit comme l'enfer qui fera naître 9 mois plus tard Ludovic. Renié par sa mère trop traumatisée pour aimer, haï par ses grands-parents trop bien-pensants pour accepter un "bâtard", il ne pourra pas grandir comme tous les autres petits garçons.

Frise

 

J'ai toujours un gros a-priori sur les auteurs français contemporains... mais parfois il faut se lancer !

 

Malgré le fait que le récit soit un peu décousu avec certains passages flous, la lecture est plutôt fluide. En effet, le ton employé par Yann Queffélec permet de mettre le lecteur dans l'ambiance de la vie des personnages et de s'immiscer dans leurs pensées.

 

Évidemment, on s'attache à Ludovic, enfant issu d'un viol qui n'a rien demandé à personne mais qui pourtant reçoit toute l'amertume et le ressentiment de sa famille... Il passe sa petite enfance enfermé dans un grenier, avec des contacts humains limités au possible, sans aucun amour maternel, totalement rejeté. Et donc, forcément, il est compliqué d'être un enfant épanoui psychologiquement dans des conditions pareilles.

Même si la scène du viol de Nicole est poignante et révoltante, je n'arrive pas à excuser son comportement envers son fils. Je la trouve égoïste et méchante envers tout le monde.

Les personnages secondaires sont également charismatiques : on déteste les grands-parents tandis que l’impuissance de Micho arrive à nous émouvoir.

 

J'ai ouvert le roman sans rien attendre de particulier ni avoir relu le résumé. Les thèmes abordés sont très forts : le viol donc, puis la question de l'instinct maternel, de la maltraitance en passant par les troubles psychologiques et leurs traitements. On parle également à demi-mot de relations incestueuses ou tout du mois malsaines entre une mère et son enfant.

L'ensemble est très dur à lire, désagréable à de nombreuses reprises tellement les réactions des personnages sont parfois horribles.

Le dénouement est à la hauteur du reste du récit : il conclut d'une manière poétique et inéluctable une vie de malheurs et de rejet perpétuel. Sans avoir réellement réussi à comprendre Ludovic, je ne peux que relever son courage à affronter la vie qu'il a eue.

 

En bref, Les noces barbares est un récit cruel d'une enfance détruite et des conséquences psychologiques sur un enfant non désiré. Le sujet est dur mais plutôt bien utilisé par Yann Queffélec qui a su construire des personnages qui ne laissent pas de marbre.

 

Frise

 

Ce roman me permet de participer au challenge gourmand, les gâteaux : «Entre deux gâteaux, il mâchait des chewing-gums dits «globos» qu'il stockait dans un aquarium, désaffecté depuis qu'il avait torturé à mort ses occupants.»

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au challenge ABC 2016, lettre Q

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et au challenge Pioche dans ma PAL, en duo avec Azilis.

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Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

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