coups de vent

 

Cet article me permet de vous parler des livres que j'ai lus mais auxquels je n'ai pas le temps de consacrer une chronique complète et détaillée comme d'habitude. Je vous présenterais donc ces œuvres en quelques mots...

 

 

La bête qui mangeait le monde de Antoine Nochy

 

Source: Externe

Dans les Cévennes où il vit, à une centaine de kilomètres du Gévaudan, sur les terres qui ont inspiré La Chèvre de monsieur Seguin, au royaume de cette bête dont on disait autrefois qu’elle mange le monde, Antoine Nochy a traqué le loup pendant plusieurs mois. Il a arpenté les sentiers, les berges, les drailles à la recherche de signes et de traces et a écouté parler les hommes. Le loup, ce prédateur dont l’éradication fut pour les Européens un des premiers critères de la modernité, est de retour. Saurons-nous cohabiter avec le sauvage? Lui apprendre des limites et lui faire respecter les activités des humains, avec qui il doit, lui aussi, partager son territoire et ses usages ?

 

En bref, un essai très intéressant sur les loups et leur façon de vivre et d'évoluer avec l'Humain. Le début, très axé sur les réactions des éleveurs m'a un peu fait peur sur le but et le message de l'auteur mais la suite se concentre vraiment sur l'animal en lui-même, ses habitudes et ses ruses. Une lecture très accessible pour en apprendre plus sur le loup.

 

Essai - Editions Arthaud - 288 pages

 


 

Pays perdu de Pierre Jourde

 

Source: Externe

Deux frères, qui habitent en ville, décident de revenir dans leur village natal du Cantal afin d'hériter de leur cousin Joseph qui était un paysan retiré dans sa ferme. Cet héritage est un prétexte pour le narrateur qui,

 pendant tout le livre, décrit méticuleusement les habitants de ce petit village perdu marqués par la solitude, l'alcoolisme et le suicide. Finalement, c'est la disparition progressive de la société paysanne française qui est le sujet du livre. 

 

En bref, un court livre découvert totalement par hasard et qui ne parlera certainement pas à tout le monde. L'auteur prend comme prétexte un enterrement pour présenter un petit village auvergnat, "une communauté humaine qui se compose d'une dizaine de foyers, serrés sur un très petit espace, à quarante minutes de route de la première ville, et où tout le monde se croise tous les jours, [...]".

Je n'habite pas très loin de l'Auvergne et je connais, moi aussi, des coins paumés assez similaires à celui décrit : c'est à la fois drôle et déstabilisant de retrouver des situations et des tableaux que j'ai pu voir plus jeune, lorsque je passais mes vacances chez mes grand-parents. L'auteur oscille entre détails crus et poésie philosophique pour nous narrer des anecdotes qui sembleront totalement grotesques à certains, ceux qui n'ont jamais mis les pieds dans un corps de ferme où la chaleur des vaches chauffent la chambre la nuit, où l'on doit aller au fond du jardin pour "faire ce que l'on a à faire", où les mouches pendent au fameux ruban jaune et où, finalement, la vraie vie s'apprend.

 

Littérature Contemporaine - Editions Pocket - 167 pages

 


 

Au rythme du vent de Aurélie Genêt

Source: Externe

 

Anna vit seule dans sa maison au bord de la route. Indifférente au monde qui l'entoure, elle occupe son temps à regarder par la fenêtre et à guetter le retour du vent qui donne vie à son jardin. Un soir de tempête, un automobiliste en difficulté, Nicolas, sonne à sa porte.

 

En bref, un court roman qui m'a agréablement surprise !
J'ai adoré l'ambiance de l'histoire (et pourtant, je n'aime pas particulièrement l'automne, saison mise en avant ici), c'est chaleureux, doux et très calme, à l'image de l'héroïne Anna que l'on découvre jeune et que l'on va suivre tout au long de sa vie. Les descriptions sont très belles et le fond de l'histoire est également intéressant... mais je continuerai à rester asociale malgré la morale de l'auteure !

 

 

Nouvelle contemporaine - Auto-édition - 98 pages

 


 

Le crime du comte Neville de Amélie Nothomb

Source: Externe

 

«Ce qui est monstrueux n'est pas nécessairement indigne.»

 

En bref, un court roman, une habitude de l'auteure. Les thèmes du destin et de la pression sociale sont intéressants et plutôt bien menés mais cette volonté de résumer son histoire en moins de 200 pages ne me correspond pas vraiment... Ici, la fin est très rapide même si la chute se tient et le style inimitable d'Amélie Nothomb rend le tout très loufoque. C'est une lecture vite lue, qui s'apprécie sur l'instant mais qui s'oublie également très rapidement.

 

 

 

Littérature contemporaine - Editions Le Livre de Poche - 160 pages

 

 

 

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