Thriller.

Exemplaire publié en 2013,

aux éditions Le Livre de Poche.

408 pages.

2001, Châtenay-Malabry. Une mère, son fils et sa fille sont retrouvés assassinés à leur domicile. Une famille apparemment sans histoires. Le père est porté disparu. Est-il lui aussi victime ou bien coupable ? Les recherches s'organisent, sous la direction du commissaire Langelier.

Un mois plus tard jour pour jour, c'est au tour d'une seconde famille, tout aussi ordinaire, d'être abattue dans des circonstances identiques. Là aussi le père est introuvable. Presse, politiques, police, les avis sont unanimes, un tueur en série est à l’œuvre. Seul Langelier s'entête à concentrer tous ses efforts sur la piste des pères, qu'il soupçonne d'être à l'origine des massacres. Devant son obstination et son manque de résultats, son supérieur et ami, le commissaire Ferracci, est obligé de lui retirer l'affaire.

Commence alors entre les deux hommes un combat larvé, chacun s'efforçant de démontrer sa propre vérité, un combat qui tourne bientôt à l'obsession et qui ne prendra fin que dix ans plus tard avec la révélation d'une incroyable réalité.

Source: Externe

 

J'avais un titre de l'auteur dans ma PAL mais c'est celui-là qui a eu l'honneur de me le faire découvrir.

 

La narration est assez particulière et même un peu déroutante au départ. On alterne les passages du présent, jour du départ à la retraite de Langelier et les passages de sa plus grande enquête, remontant à une décennie.

Le système est intéressant, il permet de mettre un peu de suspense et de s'immiscer dans les pensées de l'inspecteur.

Cependant, toute l'histoire est écrite au présent, chose assez rare dans les romans que j'ai l'habitude de lire. J'ai eu l'impression de lire un rapport d'enquête : le rythme est soutenu mais le ton est froid.

 

Langelier est donc le personnage principal, celui par lequel nous allons découvrir cette enquête. Malgré tout, je suis restée plutôt lointaine, certains passages lui donnent une image d'homme perdu à la dérive et ont réussi à m'arracher un peu de pitié mais dans l'ensemble sa personnalité reste un mystère jusqu'au dénouement.

Les derniers chapitres laissent la parole à Ferracci, qui ne m'a pas vraiment plu non plus car il m'a semblé très carriériste malgré son discours sur l'amitié envers Langelier.

 

L'intrigue principale est banale : les meurtres s'enchaînent, le mode opératoire laisse penser que l'on a à faire à un serial-killer, l'enquête piétine.

Le dénouement est, quant à lui, surprenant car après certaines révélations, le lecteur doit remettre en question tous les indices et les détails qu'il a retenus et rassemblés au fil des pages. Mais l'auteur ne s'arrête pas là puisque l'épilogue nous donne une seconde gifle en terminant le roman sur un sentiment d'impuissance et d'injustice.

Heureusement que le final vaut le coup car les chapitres de Ferracci m'ont paru longs puisqu'il revient sur toute l'enquête de son point de vue : certes, on apprend quelque petite chose mais globalement, c'est assez rébarbatif.

 

En bref, c'est une bonne lecture qui repose essentiellement sur le choix de narration peu commun de J. Expert ainsi que sur un twist final parfait.

 

 

Ce roman me permet de participer à la LC organisée sur le forum des Fêlés des LC

Source: Externe

au challenge Des gages ta PAL ! pour les catégories «Le nom de l'auteur contient 6 lettres ou plus» et «L'initiale de l'auteur est une voyelle»

Source: Externe

et au challenge des 170 idées, n°140 : quelque chose avec une poignée.

Source: Externe

 

 Du même auteur, sur le blog

Deux gouttes d'eau

La femme du monstre

 

 

Pour aller plus loin : La bibliographie de l'auteur

 

 

Fiche Babelio de l'auteur Site des éditions Le Livre de Poche

 

  

Source: Externe

 

 

 

thrillers